Tippett c. Canada
New evidence must establish an independent factual foundation before a certified class definition may be expanded.
At a glance
The Federal Court of Appeal dismissed an appeal seeking to expand the class definition in a certified class action arising from abuse at HMCS Quadra. The court found no palpable and overriding error in the Federal Court's conclusion that new evidence provided no factual foundation for enlarging the class to include naval cadet program participants.
Material facts
Eugene Kelly Tippett brought a class action on behalf of participants in the DASH (Developing Adolescent Strength and Habits) young offender program at HMCS Quadra in British Columbia who suffered sexual assault, physical violence, or harassment by Canadian Armed Forces members. The class had been certified in 2019. Tippett subsequently moved to expand the class to include participants in naval cadet tall-ship and other cadet programs at HMCS Quadra from 1980 to 1986 who suffered similar harm. The Federal Court dismissed that motion, finding the new evidence adduced by the appellant did not establish a factual basis for the proposed expansion. Tippett appealed that dismissal to the Federal Court of Appeal.
Issues
- Did the Federal Court err in law by requiring 'new' or 'different' evidence as a precondition to amending the existing certification order? - Did the Federal Court commit a palpable and overriding error in finding that none of the new evidence established a factual foundation to support expanding the class definition to include naval cadet program participants?
Held
The appeal is dismissed. The Federal Court of Appeal found no reviewable error in the Federal Court's order refusing to expand the class definition.
Ratio decidendi
A court may refuse to expand a certified class definition where the evidence adduced does not establish an independent factual foundation for the proposed expansion; the experiences of existing class members cannot be extrapolated to bring materially different persons within the class without additional supporting evidence.
Reasoning
The court first addressed Tippett's argument that the Federal Court erred in law by focusing on whether the new evidence was substantially 'new' or 'different.' The Court of Appeal held this legal question did not actually arise because Tippett had himself framed the motion before the Federal Court on the importance of the new evidence; he could not resile from that framing on appeal. Turning to the factual findings, the court applied the palpable and overriding error standard, which commands a high degree of deference to the trial judge. On that standard, the court found no basis to disturb the Federal Court's conclusion that none of the new evidence demonstrated that naval cadet participants at HMCS Quadra suffered mistreatment comparable to that experienced by DASH program participants, or were in a comparable situation. The court drew an analogy to Canada v Greenwood, where the Federal Court of Appeal held that evidence from representative plaintiffs' own experiences could not be extrapolated to justify including persons in a materially different situation within the class. In the same way, the DASH participants' experiences could not be extrapolated to naval cadets without a separate factual foundation. Accordingly, the Federal Court's refusal to expand the class definition was upheld.
Obiter dicta
The court left open the precise legal standard governing amendments to certification orders — specifically whether 'new' or 'different' evidence is a strict requirement — because that issue was not properly raised on the facts of this appeal.
Significance
This decision reinforces the principle from Canada v Greenwood that extrapolation from representative plaintiffs' experiences has clear limits when seeking to expand a class. It confirms that appellants who frame motions on the strength of new evidence at first instance cannot recast the issue as a pure question of law on appeal.
How to cite (McGill 9e)
Tippett v Canada, 2023 CAF 198 (FCA)
Authorities cited
- Tippett v CanadaTippett v Canada, 2021 CF 1338 (FC)considered
- Tippett v CanadaTippett v Canada, 2019 CF 869 (FC)considered
- Canada v GreenwoodCanada v Greenwood, 2021 CAF 186, [2021] 4 RCF 635 (FCA)applied
Read full judgment
Tippett c. Canada Base de données – Cour (s) Décisions de la Cour d'appel fédérale Date 2023-09-28 Référence neutre 2023 CAF 198 Numéro de dossier A-358-21 Contenu de la décision Date : 20230928 Dossier : A-358-21 Référence : 2023 CAF 198 [TRADUCTION FRANÇAISE] CORAM : LA JUGE GLEASON LA JUGE WOODS LE JUGE HECKMAN ENTRE : EUGENE KELLY TIPPETT appelant et SA MAJESTÉ LE ROI intimé Audience tenue à Regina (Saskatchewan), le 28 septembre 2023. Jugement rendu à l’audience à Regina (Saskatchewan), le 28 septembre 2023. MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR : LA JUGE GLEASON Date : 20230928 Dossier : A-358-21 Référence : 2023 CAF 198 CORAM : LA JUGE GLEASON LA JUGE WOODS LE JUGE HECKMAN ENTRE : EUGENE KELLY TIPPETT appelant et SA MAJESTÉ LE ROI intimé MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR (Prononcés à l’audience à Regina (Saskatchewan), le 28 septembre 2023.) LA JUGE GLEASON [1] L’appelant interjette appel de l’ordonnance rendue dans la décision Tippett c. Canada, 2021 CF 1338 (le juge Southcott), par laquelle la Cour fédérale a rejeté la requête de l’appelant en vue d’élargir la définition du groupe dans le cadre du recours collectif antérieurement autorisé par la Cour fédérale dans la décision Tippett c. Canada, 2019 CF 869. [2] Le groupe, tel qu’il avait initialement été autorisé, était ainsi défini : Toutes les personnes ayant participé au programme de peines pour les jeunes délinquants « Acquisition d’habitudes de renforcement chez les adolescents » offert au NCSM Quadra en Colombie‑Britannique et ayant subi des préjudices en raison d’agressions sexuelles, de violences physiques ou de harcèlement de la part de membres des Forces armées canadiennes pendant qu’ils participaient audit programme de peines pour les jeunes délinquants. [3] Dans sa requête en modification de la définition du groupe, l’appelant demandait l’élargissement de la définition de manière à y inclure toutes les personnes ayant participé au programme des grands voiliers des cadets de la Marine ou à tout autre programme des cadets de la Marine offert au NCSM Quadra en Colombie-Britannique de 1980 à 1986 et ayant subi des préjudices en raison d’agressions sexuelles, de violences physiques ou de harcèlement de la part de membres des Forces armées canadiennes pendant qu’ils participaient à ces programmes. [4] La Cour fédérale a rejeté cette requête et a conclu qu’aucun des nouveaux éléments de preuve présentés n’établissait de fondement factuel à l’appui de l’élargissement de la définition du groupe comme le propose l’appelant. [5] Nous ne relevons aucune erreur susceptible de révision dans l’ordonnance de la Cour fédérale. [6] Bien que l’appelant allègue que la Cour fédérale a commis une erreur de droit en exigeant des éléments de preuve substantiellement « nouveaux » ou « différents » pour modifier l’ordonnance d’autorisation existante, nous ne sommes pas d’avis que cette question se pose dans le présent appel. Vu sa conclusion quant à la manière dont la requête a été plaidée, il était logique que la Cour fédérale se concentre essentiellement sur l’effet des nouveaux éléments de preuve présentés par l’appelant. Puisqu’il a plaidé sa requête sur la base de l’importance des nouveaux éléments de preuve, l’appelant ne peut faire valoir en appel que la Cour fédérale a commis une quelconque erreur de droit en adoptant l’approche retenue. [7] De même, nous ne relevons aucune erreur manifeste et déterminante dans la conclusion de la Cour fédérale selon laquelle aucun des nouveaux éléments de preuve n’établit de fondement factuel à l’appui de la modification de la définition du groupe. Notre conclusion s’appuie sur le degré élevé de retenue que commande la norme de l’erreur manifeste et déterminante et sur l’absence de nouveaux éléments de preuve démontrant que des cadets de la Marine ayant participé à des programmes offerts au NCSM Quadra ont subi des mauvais traitements comparables à ceux subis par l’appelant ou se sont trouvés dans une situation comparable à la sienne. [8] La présente affaire rappelle l’arrêt Canada c. Greenwood, 2021 CAF 186, [2021] 4 R.C.F. 635, dans lequel notre Cour a conclu qu’il n’était pas possible d’extrapoler de la preuve présentée par les représentants demandeurs et des expériences qu’ils ont relatées un certain fondement factuel justifiant l’inclusion dans le groupe des personnes qui ne sont pas membres de la Gendarmerie royale du Canada ou des fonctionnaires nommés pour une période déterminée. De la même façon, en l’espèce, il était loisible à la Cour fédérale de conclure que les nouveaux éléments de preuve n’établissaient aucun fondement factuel permettant d’attribuer par extrapolation aux cadets de la Marine l’expérience vécue par les participants au programme DASH. [9] Le présent appel sera donc rejeté. « Mary J.L. Gleason » j.c.a. Traduction certifiée conforme Sophie Reid-Triantafyllos, jurilinguiste COUR D’APPEL FÉDÉRALE AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER Dossier : A-358-21 INTITULÉ : EUGENE KELLY TIPPETT c. SA MAJESTÉ LE ROI LIEU DE L’AUDIENCE : Regina (Saskatchewan) DATE DE L’AUDIENCE : Le 28 septembre 2023 MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR : LA JUGE GLEASON LA JUGE WOODS LE JUGE HECKMAN PRONONCÉS À L’AUDIENCE PAR : LA JUGE GLEASON COMPARUTIONS : Iqbal Brar E.F. Anthony Merchant, c.r. Anthony Tibbs Jaclyn Watters Pour l’appelant Sean Sass Jayme Anton Pour l’intimé AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER : Merchant Law Group LLP Regina (Saskatchewan) Pour l’appelant Shalene Curtis-Micallef Sous-procureure générale du Canada Pour l’intimé
Source: decisions.fca-caf.gc.ca