Hokhold c. Canada (Procureur général)
A complainant cannot show unreasonableness in a CJC screening decision by repackaging unfavourable rulings as judicial misconduct.
At a glance
The Federal Court of Appeal dismissed Hokhold's appeal of a Federal Court judgment upholding the Canadian Judicial Council's rejection of his judicial misconduct complaint as an abuse of process. The court confirmed that the reasonableness standard governed the CJC's preliminary screening decision.
Material facts
Dr. Andrew Hokhold filed a complaint with the Canadian Judicial Council (CJC) against Justice Patrice Abrioux of the British Columbia Supreme Court alleging judicial misconduct. The CJC's Director General conducted a preliminary review and rejected the complaint as an abuse of process, finding it targeted judicial decision-making rather than judicial conduct. This complaint was one of several Hokhold had filed against judges who ruled against him; all were rejected on the same basis. Hokhold sought judicial review, which the Federal Court dismissed in 2021 CF 558 (Barnes J). He then appealed to the Federal Court of Appeal.
Issues
- Did the Federal Court err by presuming the CJC acted in good faith in its preliminary screening decision? - Did the Federal Court make palpable and overriding errors in its factual findings? - Did the Federal Court make palpable and overriding errors of mixed fact and law in applying the reasonableness standard? - Did the Federal Court err by applying the reasonableness standard given an alleged violation of the appellant's rights under section 7 of the Constitution Act, 1982?
Held
The appeal is dismissed with costs. Hokhold failed to demonstrate that the CJC's decision was unreasonable, and each of his four grounds of appeal was rejected.
Ratio decidendi
Where a complainant's grievance with a judge concerns the outcome of judicial decisions rather than the judge's conduct, the Canadian Judicial Council acts reasonably in rejecting that complaint at the preliminary screening stage as an abuse of process. Courts reviewing such CJC screening decisions apply the reasonableness standard.
Reasoning
On appeal from a judicial review, the appellate court asks only whether the court below selected the correct standard of review and applied it properly, per Northern Health Region, 2021 SCC 42 at para 10. The Federal Court correctly identified the reasonableness standard as applicable to the CJC's preliminary screening decision, consistent with Duhamel v Canada (Attorney General), 2022 FCA 219 at para 19. Under that standard, Hokhold bore the burden of showing the CJC's decision lacked the attributes of reasonableness set out in Vavilov, 2019 SCC 65. The court reviewed the record and heard oral argument from Hokhold, who appeared on his own behalf, noting that much of his argument concerned a judge other than Justice Abrioux. On each of the four issues raised, the court found no basis to interfere with the Federal Court's analysis. The CJC's determination that the complaint addressed judicial decision-making rather than judicial conduct was a rational, transparent, and justified exercise of its mandate.
Obiter dicta
The court observed that a substantial part of Hokhold's written and oral submissions concerned the conduct of a judge other than the one named in the complaint under review, a matter outside the scope of the appeal.
Significance
This decision confirms that the reasonableness standard applies to CJC preliminary screening decisions, reinforcing Duhamel v Canada (Attorney General), 2022 FCA 219. It also underlines the CJC's mandate: the Council addresses judicial conduct, not dissatisfaction with judicial decisions, and serial complaints targeting unfavourable rulings may be dismissed as an abuse of process.
How to cite (McGill 9e)
Hokhold v Canada (Attorney General), 2023 FCA 203 (FCA)
Authorities cited
- Northern Regional Health Authority v HorrocksNorthern Regional Health Authority v Horrocks, 2021 SCC 42, [2021] 3 SCR 38applied
- Canada (Minister of Citizenship and Immigration) v VavilovCanada (Minister of Citizenship and Immigration) v Vavilov, 2019 SCC 65, [2019] 4 SCR 653applied
- Duhamel v Canada (Attorney General)Duhamel v Canada (Attorney General), 2022 FCA 219followed
Read full judgment
Hokhold c. Canada (Procureur général) Base de données – Cour (s) Décisions de la Cour d'appel fédérale Date 2023-10-05 Référence neutre 2023 CAF 203 Numéro de dossier A-192-21 Contenu de la décision Date : 20231005 Dossier : A-192-21 Référence : 2023 CAF 203 [TRADUCTION FRANÇAISE] CORAM : LE JUGE STRATAS LE JUGE LASKIN LA JUGE ROUSSEL ENTRE : ANDREW NICHOLAS HOKHOLD appelant et LE PROCUREUR GÉNÉRAL DU CANADA intimé Audience tenue par vidéoconférence organisée par le greffe, le 5 octobre 2023. Jugement rendu à l’audience à Vancouver (Colombie-Britannique), le 5 octobre 2023. MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR : LE JUGE LASKIN Date : 20231005 Dossier : A-192-21 Référence : 2023 CAF 203 CORAM : LE JUGE STRATAS LE JUGE LASKIN LA JUGE ROUSSEL ENTRE : ANDREW NICHOLAS HOKHOLD appelant et LE PROCUREUR GÉNÉRAL DU CANADA intimé MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR (Rendus à l’audience à Vancouver (Colombie-Britannique), le 5 octobre 2023.) LE JUGE LASKIN [1] Le Dr Hokhold interjette appel à l’égard d’un jugement de la Cour fédérale (2021 CF 558, le juge Barnes). Dans son jugement, la Cour fédérale a rejeté une requête du Dr Hokhold en contrôle judiciaire d’une décision du directeur général du Conseil canadien de la magistrature (CCM) relative à un examen préalable. Dans cette décision, le CCM a conclu que la plainte d’inconduite judiciaire que le Dr Hokhold a déposée contre le juge Patrice Abrioux, alors juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, représentait un abus de procédure, et il a rejeté la plainte. [2] La plainte fait partie d’une série de plaintes que le Dr Hokhold a déposées auprès du CCM contre d’autres juges qui ont rendu des décisions qui lui étaient défavorables. Toutes ces plaintes ont été rejetées. Le CCM a conclu qu’elles visaient toutes la prise de décisions judiciaires et non le comportement judiciaire et que, par conséquent, elles ne relevaient pas du mandat du CCM. [3] Dans un appel interjeté à l’égard d’un jugement dans une demande de contrôle judiciaire, la question dont une cour d’appel est saisie consiste à décider si le tribunal d’instance inférieure a employé la norme de contrôle appropriée et si elle l’a appliquée correctement : Office régional de la santé du Nord, 2021 CSC 42, par. 10. En l’espèce, la Cour fédérale a employé correctement la norme de la décision raisonnable comme norme de contrôle appropriée : Duhamel c. Canada (Procureur général), 2022 CAF 219, par. 19. En conséquence, pour obtenir gain de cause dans sa demande, le Dr Hokhold devait démontrer que la décision du CCM était déraisonnable : Canada (Ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration) c. Vavilov, 2019 CSC 65, par. 100. [4] Dans son mémoire des faits et du droit, le Dr Hokhold décrit les questions en litige qu’il a soulevées dans le présent appel de la manière suivante : [traduction] 1. [La Cour fédérale] a-t-elle commis une erreur en présumant que le CCM agissait de bonne foi lorsqu’[il] a pris la décision relative à l’examen préalable [et les deux autres décisions rejetant les plaintes déposées par le Dr Hokhold]? 2. Le processus employé par [la Cour fédérale] pour tirer ses conclusions comportait-il une erreur manifeste, et à ce titre, [la Cour fédérale a-t-elle commis] des erreurs manifestes et déterminantes en tirant des conclusions factuelles fondées sur des faits reconnus? 3. La [Cour fédérale] a-t-elle commis des erreurs manifestes et déterminantes de fait et de droit en appliquant la norme juridique aux faits et aux éléments de preuve dont le Tribunal était saisi et qui faisaient partie du contrôle judiciaire [...]? 4. La [Cour fédérale] a-t-elle commis des erreurs manifestes et déterminantes en appliquant erronément la norme de la décision raisonnable comme norme à laquelle il faut se fier, compte tenu de la question dont est saisi le tribunal et de la violation des droits de l’appelant prévus à l’article 7 de la Loi constitutionnelle de 1982? [5] Nous avons examiné ces questions, à la lumière du dossier et comme complément à la plaidoirie du Dr Hokhold. Nous notons qu’une bonne partie de ses observations écrites et orales se rapportent à la conduite d’un autre juge que le juge Abrioux. Nous sommes tous d’avis que la réponse à chacune des questions doit être négative. Il s’ensuit que le Dr Hokhold n’a pas réussi à démontrer que la décision du CCM était déraisonnable. L’appel sera rejeté avec dépens. « J.B. Laskin » j.c.a. Traduction certifiée conforme. Mario Lagacé, jurilinguiste COUR D’APPEL FÉDÉRALE AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER APPEL DE L’ORDONNANCE RENDUE PAR MONSIEUR LE JUGE BARNES LE 8 JUIN 2021, DOSSIER NO T-521-19 DOSSIER : A-192-21 INTITULÉ : ANDREW NICHOLAS HOKHOLD c. PROCUREUR GÉNÉRAL DU CANADA LIEU DE L’AUDIENCE : Vancouver (Colombie-Britannique) DATE DE L’AUDIENCE : Le 5 octobre 2023 MOTIFS DU JUGEMENT DE LA COUR : LE JUGE STRATAS LE JUGE LASKIN LA JUGE ROUSSEL PRONONCÉS À L’AUDIENCE PAR : LE JUGE LASKIN COMPARUTIONS : Andrew Nicholas Hokhold Pour l’appelant POUR SON PROPRE COMPTE Joshua Ingram Pour l’intimé AVOCATS INSCRITS AU DOSSIER : Shalene Curtis-Micallef Sous-procureure générale du Canada POUR L’INTIMÉ
Source: decisions.fca-caf.gc.ca